L'hiver est loin d'être fini et pourtant nous continuons à braver les éléments d'une nature sauvage et implacable :

La Croix de Chirol, entre Annonay et Bourg-Argental, ne présente pas de difficulté particulière, pourtant, ce jour-là, malgré un froid rude et un ciel menaçant, nous avons décidé de partir quand même, Myriam, Isabelle, Nadège, etc...

En partant de Boulieu, il nous a fallu marcher une bonne matinée, traversant des hameaux pittoresques, ou progressant au milieu de forêts parfois dévastées par la tempête de 99. Tout au long du chemin, quelques maisons en ruine, autrefois occupées par des familles entières, nous rappelaient combien la vie devait être rude dans ces contrées, il n' y a pas si longtemps.

Arrivées au sommet, la vue était magnifique, et nous nous sommes régalées devant un tel paysage.

Nous étions bien équipées et n'avions pas spécialement froid, pourtant, nous sommes vite redescendu, la faim commençant à se faire sentir sérieusement.

A l'abri d'une de ces vieilles fermes isolées, nous avons trouvé refuge et nous sommes réconfortées avec le punch que Nadège avait eu la bonne idée d'emporter.

Nadège n'avait pas "craché" sur le rhum et nous étions d'autant plus ravies qu'elle nous en avait fait la surprise. Cela nous a réchauffées, mais pas assez, car au bout d'une demie-heure, nous avons regretté qu'aucune de nous ne soit fumeuse, en effet, pas la moindre petite allumette ou le moindre briquet pour allumer un feu, malgré tout le bois autour de nous.

Je précise : il y a plusieurs photos mais c'est le même verre à chaque fois !

Conclusion : pour la prochaine marche, on prévoit : les thermos de café, thé et tisane, re-le punch, le pain (je l'avais oublié, honte à moi), les allumettes, du papier, et un grand soleil !  

Rectificatif : A la demande de Myriam, je dois apporter quelques petites précisions quant au post sur la balade au Pont de la Pierre :

1 - elle n'a rien à voir avec l'ardéchoise à la cagoule marron, toute ressemblance ne serait que fortuite.

2- elle ne s'est pas honteusement réfugiée dans la voiture quand le jars m'a attaquée, en fait elle était restée assise à sa place, (sans doute un peu crevée par la balade...?). Voili, voilà!